Pratiquer la voile à Boulogne sur Mer, c'est facile et accessible.
Le YCB vous accueille dans une école de voile labelisée Fédération Française de Voile avec un club de voile légère, un club habitable, des stages (débutant et perfectionnement) et de la voile scolaire tout au long de l'année.Toute l'équipe du YCB vous attend pour vous faire découvrir les plaisirs de la voile et vous faire progresser. Planche à voile, catamaran, optimiste, voilier...
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Pierrix a écrit : Hello mon Cricri, je serai des votres pour l'AG ce 21/01 avec Natacha. Bonne année à tous les...
cricri2012 a écrit : Hello le YCB ! Avez vous bien reçu votre convocation à l'AG du YCB ? ? ? sinon contactez nous...
Banana Cup
De bon matin, nous prenons la route de Dieppe pour rejoindre Fletcher Lynd et participer à la Banana Cup. Quatre équipiers se joignent à Frédo : le second, et tacticien Ludo, Sandrine, toujours au rendez vous malgré les travaux sur son bateau, Alex, qui est déjà sur place pour cause d’avarie sur son Gib Sea et moi-même.
Sans perdre de temps, le bateau est grée et larguons les amarres. Dehors, il souffle un petit force 4 avec une mer clapoteuse, et un courant vers le nord ralenti notre progression au vent.
Ludo s’affaire aux instructions de courses et à la nav, et une fois le parcours annoncé nous élabore une stratégie. La concurrence se groupe aux alentours du comité, et la pression monte en attendant le signal d’avertissement de la première manche.
Le départ est lancé et Frédo nous réussi un coup de maître, partant premier au comité, et c’est plein de satisfaction que nous tirons à terre, direction la bouée au vent. Sandrine s’affaire sur le pont avant à gréer le tangon et le spi et nous passons la bouée dans les premiers. La dogleg passe rapidement, et c’est alors que les choses commencent à se gâter, le hale bas de tangon ne coopère pas, le temps presse, et au piano, poste qu’occupe habituellement Laurence, je me mélange un peu les pinceaux. Nous arrivons toutefois à hisser le spi et empanner dans un capharnaüm certain. Le courant et le vent nous portant, quelques instants plus tard nous hissons le génois et commençons à descendre le spi, sauf qu’il se trouve plutôt bien là haut et refuse de descendre. Il devient clair que la drisse s’est amuser à faire du crochet avec l’étai, nous forçant à baisser le génois, le spi battant glorieusement en drapeau. L’écoute de spi, peu impressionnée par notre prestation, fait un triple salto et quitte le bord. Ludo, nous disant tous le bien qu’il pense de notre travail, démêle le tout et enfin Frédo, un exemple de stoïcisme, nous remet dans le droit chemin. Bien sûr, la manche est foutue et nous arrivons avant derniers. Le moral et la fierté quelque peu atteinte, nous répétons les manœuvres avant la deuxième manche et cela se passe un peu mieux, mais nous sortons du cadre au deuxième bord de près et perdons du temps sur les autres. La troisième manche se passe sans trop d’encombres, dans un vent qui tend à faiblir.
Le comité décide de lancer une dernière manche, un parcours côtier cette fois ci, dans le vent qui faiblit. La renverse de courant facilite la remontée au près, et nous passons la bouée en face du charmant village de Pourville dans le paquet. La dernière est la bonne et nous hissons le spi sans difficultés. Avec les falaises blanches pour décors de fond, Frédo joue à rase-gallets, enchaîne les empannages pour éviter de les frôler de trop près, Alex travaille le spi avec virtuosité et nous nous plaçons deuxième derrière Casper.
Pour clore cette journée quelque peu mouvementée, devant la digue, nous embarquons la ligne d’un pêcheur, plomb, hameçons compris. Un peu penauds, nous rentrons au port, rangeons le bateau, nous changeons et partons vers la salle des congrès pour un somptueux repas préparé et servi par une armée de bénévoles souriantes. Encore merci à eux !
La nuit, nous dormons à bord du bateau d’un ami, bien plus confortable que Fletcher, dans la tranquillité de l’arrière port.
Le lendemain, réveil, douche, bateau grée et en mer pour la seconde journée. Le départ est décalé à 11h pour cause de pétole matinale, mais le vent ne tarde pas au rendez vous.
Le départ est lancé pour un parcours côtier, la première marque étant la cardinale D1. Encore une fois, nous jouons contre le vent et le courant. Frédo, grand amateur du féminin en général, semble avoir développé un amour inconditionnel pour les bouées. Il les passe au plus prêt, et l’équipage, plutôt rodé maintenant, travaille avec la précision d’un horloger Suisse, la célérité du guépard, enfin, vite et bien ! On hisse le génois léger mi-bord de prés, le vent ayant un peu faiblit. Chaque partie de la manœuvre de spi est annoncé, effectué et terminé suffisamment proprement. C’est ça la concentration ! On commence à apprécier un peu plus le boulot, et chacun travaille en accord avec l’autre. Arrivé à la bouée sous le vent, rattrapé par un 31.7, ça se délie un peu, on cafouille, Ludo et Frédo gueulent un bon coup et hop, c’est reparti pour le dernier bord de près. Quelques p’tites blagues détendent l’atmosphère, le calme et la concentration reviennent à temps pour le dernier bord de vent arrière de la manche. On descend autant que possible pour éviter un empannage et on passe la ligne au ras du comité. On se place quatrième.
Super départ pour la dernière manche, le vent monte, heureusement que nous avons changé de génois ! Au dernier passage de la bouée au vent, nous voyons des nuages sinistres à l’horizon, le grain qui arrive. Le spi est hissé pour le dernier bord de portant, un petit largue périlleux, cavalant devant la masse noire qui nous rattrape. La tension et la concentration sont palpables à bord, il ne s’agit pas de partir au lof. Je suis soulagée quand nous passons la ligne enfin et que le spi tombe ! Nous arrivons troisième.
Malgré la fatigue, nous patientons pour les résultats, au final, cinquièmes, et reprenons la route pour Boulogne et nos couchettes respectives, bien mérités !